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Le conférencier a analysé la période allant de la fin de la Guerre de Sept Ans à la fin de la guerre d'Indépendance américaine, en se concentrant sur le désir de revanche de la France contre l'Angleterre et son intervention décisive dans le conflit américain. Après l'humiliant traité de Paris de 1763, qui l'a privée de la quasi-totalité de son empire colonial, la France, sous l'impulsion du stratège Choiseul, a anticipé un conflit entre les treize colonies britanniques et leur métropole. Cette période a vu la France reconstituer ses forces, notamment sa marine et son armée, et changer d'ennemi principal, passant de l'Autriche à l'Angleterre.
La conférence a détaillé ensuite le déclenchement de la Révolution américaine, depuis les tensions fiscales (Stamp Act) et la Boston Tea Party (1773) jusqu'aux premiers affrontements de 1775 (Lexington, Concord, Bunker Hill). L'intervention française, d'abord clandestine via Beaumarchais, devint officielle après la victoire américaine décisive de Saratoga en octobre 1777. L'alliance franco-américaine, scellée par les traités de 1778, conduisit à un engagement militaire direct, culminant avec la victoire de Yorktown en 1781, fruit d'une collaboration exemplaire entre Washington, Rochambeau et l'amiral de Grasse. Si la France a lavé son honneur et restauré son prestige, cette victoire coûteuse a épuisé ses finances, tandis que les jeunes États-Unis se réconciliaient rapidement avec Londres, laissant un bilan contrasté pour la monarchie française.
Après un an de travaux, la majestueuse cour d’honneur des Invalides a retrouvé sa splendeur d’origine et accueille à nouveau les visiteurs. À cette occasion, le musée de l’Armée a remonté le temps jusqu’au XVIIe siècle, moment de l’édification de l’Hôtel royal des Invalides par Louis XIV. L’après-midi, tout au long du week-end, au fil de leur visite, les curieux ont pu échanger avec des médiateurs costumés en personnages du temps du Roi-Soleil.
Dans la salle Turenne, des bénévoles de la Société des amis du musée de l’Armée ont présenté les objectifs de la société, son histoire, ses activités, ses actions en faveur du Musée et ses publications. Des informations ont été données sur l’appel aux dons lancé en vue de la restauration des peintures de la salle de l’Europe. Une animation a été proposée par un membre de la Société en uniforme de "pioupiou", surnom donné aux conscrits avant 1914. Les soldats sont entrés dans la guerre avec des uniformes trop voyants (pantalon "rouge garance" et capote bleu marine ornée de boutons dorés), ce qui faisait d'eux une cible facile pour l'ennemi.
Samedi 5 et dimanche 6 septembre – La SAMA était présente au week-end de reconstitution historique du musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux.
Le musée donnait rendez-vous à l’histoire vivante en proposant le plus grand week-end d’Île-de-France dédié aux associations de reconstitution historique les samedi 5 et dimanche 6 septembre 2026.
Ce week-end de reconstitution historique rassemblait 300 "reconstitueurs" de toutes nationalités, avec des moments spectaculaires : le déplacement impressionnant du char Saint-Chamond, témoin d’une guerre mécanisée, la présence exceptionnelle de taxis de la Marne – dont un prêté par la Fondation Renault – emblèmes d’un épisode clé de 1914. Les démonstrations équestres de l’association Fer de Lance rappelaient le rôle essentiel des chevaux.